11 juin 2009
Les fèves
Direct live from mon jardin...

Je ne connaissais pas ce légume de printemps avant de migrer vers Angoulême. Et je dois admettre que cela a été une bien délicieuse découverte. Mais plus qu'un merveilleux légume, je dirais que la fève est quasi culturelle en Charente, elle pourrait même être l'emblème de ce département tant ses habitants en sont friands. C'est vraiment le "must have" dans ton jardin, sinon, t'es pas un vrai charentais. Pourtant, je trouve mes nouveaux voisins légèrement mono maniaques dans leur façon de les déguster. Ils les aiment toutes petites, crues et à la croque avec une bonne tartine de pain beurré. Inutile de leur parler d'une autre recette, de les cuire ou de les accommoder, ils vous regardent avec un air suspicieux, presque dégoûté et vous êtes à tout jamais catalogué "étranger". Cela tient presque du sacrilège.
Vous pouvez les semer en début d'hiver ou en Février. Elles seront alors plus sensibles aux "poux" les pucerons noirs, mais inutile de sauter sur votre pulvérisateur, il suffit de couper les têtes tendres des plantes où ils se regroupent pour retarder leur progression et les empêcher de coloniser les fleurs et plus tard les fèves.
Quand les plantes atteignent 50 cm de haut, il est alors temps de les protéger du vent en plantant un pieu à chaque extrémité du rang et en tendant une ficelle entre les deux de part et d'autre. Vous les récolterez entre Mai et Juin, petites févettes ou jolie fève charnue, elles offrent un large éventail de goût, très vert ou légèrement sucré. Je les adore.
29 mai 2009
Les petits pois
Direct live from mon jardin.

Voici la première vrai belle récompense du jardin. Je ne vous parle ni de jolies laitues, ni de radis croquants. Je ne suis pas blasée rassurez vous, mais leur dégustation n'a rien de comparable à celle des premiers petits pois de la saison.
J'ai un tendresse toute particulière pour ce premier légume du printemps, j'aime sa finesse (pour peu que l'on ne tarde pas trop pour les récolter), son délicieux petit goût vert et légèrement sucré et je retrouve chaque année ce plaisir d'ouvrir la première gousse dans le rang, d'en extraire les jolis grains verts tendre et de les manger tout cru. C'est doux, juteux, une sensation qui me ramène directement trente ans en arrière dans le potager de mon grand père. Jo me sélectionnait la plus jolie gousse et aidait mes petits doigts malhabiles à l'ouvrir. C'était le bonheur, l'éveil à la vie simple à la campagne et je suis heureuse de n'avoir rien perdu de mes possibilités d'émerveillement.
02 avril 2009
On mange bien du chou-fleur, alors...
Pourquoi pas des fleurs de choux??
Direct live from le jardin de Maurice.

C'est en tout cas ce que nous a proposé Maurice, notre voisin des jardins. Je dis des jardins, car chez nous, le potager n'est pas sur le même terrain que la maison, mais à une centaine de mètres, dans une allée où se succèdent des petites bandes de terre. Un peu dans l'esprit des jardins ouvriers, sauf que tous les propriétaires ne s'adonnent pas forcément aux joies du maraîchage. Ces parcelles sont tour à tour espace de jeux pour les enfants, lieu de réception en plein air, vergers... mais toujours un endroit de détente, un îlot de verdure aux portes de la ville.

Photo publiée avec l'aimable autorisation du modèle
Maurice, maraîcher à la retraite, exploite deux de ces terrains. Il a le jardinage dans le sang et produit bien plus que les besoins de sa famille ne le nécessitent, pour le plaisir de donner "ce qu'il a en trop". Quand ses choux de Bruxelles, après la dernière cueillette, sont montés (on dit peut être ont monté) pour former leurs graines, il nous a proposé une botte de grenons, récoltée juste avant la floraison. C'est son régal, et comme nous sommes curieux, nous avons relevé le défi des fleurs de choux. Je me suis alors souvenue que Jo, mon grand père, en mangeait aussi quand j'étais petite, il appelait ça du bricolin, mais Nina, ma grand mère ne devait pas trop apprécier ce met. Elle n'en préparait que pour lui, et en fait, je n'y avais jamais goûté. Elle n'allait quand même pas servir du chou à vaches à ses petites filles.

Et bien, ce n'est pas mauvais du tout. Pierre leur a trouvé une petite amertume (saveur rédhibitoire pour lui) ce qui fait que j'ai mangé toute la botte en salade rustique avec quelques lardons, des cerneaux de noix et un assaisonnement au vinaigre de cidre. Un petit dîner tout simple et bien sympa. Si vous en trouvez sur les marchés, peut être tenterez vous, vous aussi, l'expérience...

21 h00, j'allume mon PC, un mail m'annonce que ce billet est référencé sur le site elle.fr
Jolie surprise, vous ne trouvez pas???
20 mars 2009
Le printemps, ma saison fantasmée
Direct live from mon jardin.
Même si les températures avaient pris un peu d'avance sur le calendrier, nous voici (enfin) officiellement sortis de l'hiver. Et ici, avant de voir la vie en vert tendre (les arbres n'ont pas encore repris leur feuillage), c'est en rose qu'elle nous apparaît. Le prunus, le pommier du Japon et les coeurs de Marie sont en fleur. Je m'émerveille tous les ans face à cette renaissance, face à cette saison où tout semble de nouveau possible...



Je délaisse un peu ma cuisine en ce moment pour me concentrer sur le jardin, car si nous voulons manger de beaux légumes cet été, c'est en ce moment qu'il faut travailler. Je vous en dirais un peu plus bientôt...
12 mars 2009
La ciboulette
Direct live from mon jardin...

Bon, je ne vais pas vous mentir, là, on n'est pas vraiment en direct live, mais plutôt en léger différé de disons ... 10 mois. J'ai pris ces photos de fleurs de ciboulettes la saison dernière. Je venais juste d'acheter mon appareil photo et je mitraillais sans relâche du matin au soir. J'ai ainsi découvert, à travers mon objectif, que ma fleur préférée au jardin n'était ni la rose parfumée, ni le lys majestueux, mais cette petite Liliacée aux ombelles et couleurs délicates. Je lui trouve un petit côté féerique.
Aujourd'hui, ces jolies fleurs ne sont pas encore apparues, mais les tiges sont assez longues pour que nous puissions de nouveau les cueillir.

La ciboulette est sans aucun doute l'herbe aromatique qui me manque le plus pendant la période hivernale. Je trouve qu'elle perd sa saveur une fois déshydratée ou surgelée. Dès qu'elle apparaît en mars, elle est de presque tous nos repas, dans l'assaisonnement de nos salades, ajoutée en fin de cuisson sur des pommes de terre sautées ou plus chic, comme aujourd'hui, dans des oeufs brouillés.
25 février 2009
Cette fois ci pas de doute
Le printemps arrive vraiment à grand pas.
Nous avons pu observer cet après midi plusieurs vols de Grues. C'est magnifique, elles s'attendent et se regroupent dans un concert de cris et reprennent leur chemin en formant de grands V. Ces oiseaux sont fascinants, chaque année, ils font le voyage et passent au dessus de la maison en suivant le même couloir, ni plus à l'est ni plus à l'ouest, vers le nord au printemps, vers le sud au début de l'hiver. Je ne me lasse pas de les contempler, c'est un spectacle unique, c'est tout bête mais cela m'émeut et me gonfle de joie.

Je voulais partager avec vous ce petit moment de grâce, mais je dois bien l'avouer, je n'ai pas fait très fort pour la photo, pas le bon objectif et des difficultés pour faire la mise au point, mais cela vous donne une petite idée. Quatre salves se sont succédées, autant dire plusieurs centaines d'oiseaux. Et cela va continuer pendant plusieurs semaines.
De retour
Direct live from mon jardin

Je ne suis pas la seule à être de retour, le printemps lui aussi montre le bout de son nez. J'aime quand il se joue du calendrier et nous offre de si belles journées. Aujourd'hui, pas de recette, mais du ciel bleu,

des paquerettes,

des jonquilles

et Lune, qui entre ombre et soleil ne sait pas bien où elle doit faire la sieste. C'est trop dur une vie de chien.
06 janvier 2009
Les poireaux
Direct live from mon jardin.
J’avais prévu de vous parler des poireaux qui poussent dans mon jardin. Mais surprise!! Un manteau neigeux avait recouvert Angoulême et sa région dans la nuit.

J’étais persuadée que je n’arriverais pas à les sortir de terre, mais finalement, le sol n’était pas si gelé que cela.

Et voici de jolis poireaux (pas très gros, mais délicieux).

Si vous voulez vous lancer: la culture des poireaux n’est pas si compliquée qu’elle en a l’air. Elle nécessite un sol riche (du fumier de cheval et du compost maison pour nous). Et surtout bien exposé, ce délicieux légume a besoin de lumière pour se développer.
Pierre fait ses plants lui-même (en avril mai), mais vous pouvez aussi en acheter en jardinerie ou chez les producteurs qui vendent directement sur les marchés. Avant de les replanter (en juillet août), n’oubliez pas de leur faire une jolie coupe en laissant 1 cm de racines et environ 15 cm de feuilles. Faites un trou assez profond au plantoir (tous les 10 cm), déposez le poireau au fond et arrosez légèrement, la terre se repositionnera au fur et à mesure des arrosages (tous les jours pendant 15 jours, ensuite, ils se débrouillent tous seuls, sauf si le temps est très sec évidemment). Vous pouvez les buter une ou deux fois. Et vous pouvez faire un traitement préventif en pulvérisant du purin d'orties ou de rhubarbe.
On les récolte ainsi tout l’hiver.
Côté santé : le poireau est une mine de minéraux (brome, calcium, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, sodium, soufre et zinc), de vitamines (A, B, C et PP). On lui prête des vertus antiseptiques, digestives, diurétiques, émollientes, expectorantes et laxatives). Devant tous ces bienfaits, on ne peut que recommander sa consommation. Si vous aimez, ne vous privez pas. C’est en plus, hors période de grands froids bien sûr, un légume assez bon marché. Il a toutes les qualités.
Côté cuisine : ils sont très faciles à accommoder. Je fais confiance à votre créativité. Je les aime beaucoup en accompagnement de poisson et fruits de mer (avec une poêlée de St Jacques, c’est une merveille), avec le porc (un filet mignon et une crème de poireaux). Tout simplement, je les apprécie cuits à la vapeurs et servis tièdes avec une vinaigrette à la moutarde, en gratin, avec des œufs cocotte, ou comme aujourd’hui dans la traditionnelle soupe poireaux pommes de terre, la préférée de mon chéri.
11 octobre 2008
Les bettes, les blettes, le poirée
Trois noms pour désigner un légume
Direct live from mon jardin...

On ne peut pas dire "pour un coup d'essai ce fût un coup de maître". Les plants commençaient à peine à prendre de l'ampleur quand sont apparues les premières fleurs, signe d'une fin de végétation proche. Parfait pour les insectes butineurs, mais nettement moins encourageant pour le jardinier.
Après une petite enquête, nous avons compris. Ces plants nous avaient très gentiment été offerts par l'un de nos voisins. Il s'agissait d'un semis spontané issu des bettes de l'année précédente (exactement comme nos potirons). Il avait soigneusement déplanté les pousses, nous les avions tout aussi soigneusement repiquées dans notre jardin. Mais les bettes n'aiment que l'on dérange leurs racines et préfèrent nettement être semées en place ou en godets. Alors, elles montent pour pouvoir former très rapidement de nouvelles graines. Seule parade à ce caprice de la nature, une coupe radicale au ras du sol, en espérant une repousse rapide. Nos deux rescapées (sur cinq au départ) ont été un peu poussives toute la saison. Alors pas de grandes récoltes. Juste de quoi préparer quelques gratins.
Côté santé
Les bettes sont une mine de sels minéraux : calcium, fer, magnésium... Mais aussi de vitamines : A, B1, B2, C, PP. Elles ont aussi des vertus diurétiques. Ce serait bête de s'en priver.
Côté cuisine
Etuvées au beurre, en salade, en gratins, dans une soupe. Le vert se cuisine comme les épinards. J'aime aussi le préparer en tourte feuilletée avec de la féta.
